La leçon de cette semaine fut écrite lors de mon voyage
aérien de Timisoara (Roumanie) à Sofia (Bulgarie), le 26
mars 2007.
La plus grande tragédie de notre civilisation matérialiste
moderne est qu'en dépit d'avancées considérables dans le
domaine du progrès matériel, les dirigeants n’ont rien
d'autre à offrir à leurs concitoyens, pourtant sous leur
juridiction, qu'une existence morne et dénuée de sens. Les
seuls objectifs qui leur sont proposés pour avancer, comme
les carottes accrochées au bout des bâtons pour faire
avancer les ânes, sont diverses sortes de plaisirs matériels
grossiers ou subtils. Mais le plaisir des sens est fortement
limité et surtout très temporaire. De plus, tout cela
disparaît sans rémission au moment de la mort ! Aussi il ne
faut pas s'étonner que partout autour du monde une grande
partie de la population soit confuse et égarée quant au but
de son existence. Pour cette raison de nos jours on trouve,
par exemple, un taux extrêmement élevé de suicide parmi les
jeunes gens et il arrive régulièrement que des personnes
deviennent tellement malheureuses et frustrées que leur
colère se manifeste par des actes de folie meurtrière où
elles vont tirer pour tuer autant de personnes que possible
avant de retourner leur arme contre elles-mêmes.
Alors où pouvons-nous trouver un sens véritable à notre vie
? Et que devons-nous faire pour nous extraire de ce vaste
mirage existentiel ?
Lorsque j'étais enfant, mon père m'enseigna quel était pour
lui le but de la vie humaine. Il me dit : « Le bonheur vient
d’un travail bien fait ». Mais mon expérience me démontra
que même ainsi je demeurais insatisfait. Sa recette ne
fonctionnait pas pour moi. Pour m'encourager il me dit alors
que mes années d'études secondaires seraient les plus
heureuses de ma vie. Mais lorsque j'ai commencé ce nouveau
cycle scolaire au collège Austin de Sherman, au Texas, je
découvris - à ma grande déception - qu’en réalité je me
sentais passablement misérable. Ma conclusion logique fut
alors : « S'il s'agit là de la partie la plus heureuse
de ma vie, à quoi va donc pouvoir ressembler la suite ?
»
Au Collège Austin, mon conseiller d'éducation me demanda
plus tard quelle était la spécificité vers laquelle je
souhaitais me diriger. Mais quelles études supérieures
choisir, alors que j'ignorais le but même de mon existence ?
Du plus profond de mon être mon coeur suppliait : « Votre
rôle est de faire de moi un être éduqué. Alors dites-moi
juste quel est le but de ma vie, c'est tout ce que je veux
véritablement savoir. » Mais ni lui, ni aucun autre de mes
professeurs, n'était en mesure de me donner cette
information pourtant primordiale.
Il fallait que je sache quel était le vrai but de la vie !
Cette quête m'obsédait et ne pas trouver de réponse me
désespérait. Je savais qu'il devait y avoir un but plus
élevé que simplement travailler très dur maintenant pour
acquérir les meilleurs diplômes possibles afin d’accéder
ensuite à un métier bien rémunéré, dans lequel il me
faudrait également travailler très dur si je voulais trouver
une bonne épouse, avoir des enfants et pouvoir les
maintenir, s'endetter pour avoir une belle maison et tout le
confort possible, puis vieillir et enfin mourir et alors
être enterré six pieds sous terre et … une fois par an,
recevoir quelques fleurs jusqu'à ce que finalement tout le
monde m’ait totalement oublié. Il n'était juste pas possible
que la vie humaine se résume à cela ! Et en effet il y a
bien plus !
Comme un chanteur l'exprima de façon experte : « J'ai ouvert
mon coeur à tout l'Univers et j'ai découvert qu'il était
plein d'amour. » Il y a en effet un sens sous-jacent
merveilleux à notre existence, et il se trouve juste en
dessous de la surface. Tout comme des nappes phréatiques
d'une pureté cristalline existent malgré l'aridité apparente
du désert. Alors il n'y a aucune raison de demeurer
assoiffés. Nous devons simplement apprendre l'art d'extraire
un peu de cette douce eau dans ce réservoir illimité de
nectar. C'est tout ce qu'il y a à faire. Ce processus
s'appelle la science de la réalisation de soi et il a
été pratiqué à travers les âges par les grands sages qui ont
atteint l'illumination.
Alors que faire ? Comment pouvons-nous apprendre cette
science de la réalisation de soi ? Toutes ces choses sont
révélées dans l'ancienne sagesse Védique, en particulier
dans la Bhagavad-gîta et dans le Srimad Bhagavatam. Et ces
enseignements peuvent être compris et assimilés sous la
direction de la personne la plus experte, qui est
l'incarnation même de la sagesse Védique : le maître
spirituel authentique.
Je ne saurais dire à quel point j'ai été chanceux de pouvoir
croiser la route d’un tel guide hautement qualifié et
spirituellement éveillé : Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta
Swami Prabhupada. J'ai pris pleinement avantage de sa
présence en abandonnant totalement ma vie à ses pieds
lorsque je suis devenu son disciple, en 1971. Sous sa
direction experte j'ai depuis passé les 36 dernières années
de ma vie engagé de façon extatique à son service, plongeant
toujours plus profondément dans ce merveilleux océan de
nectar dans lequel il est possible de réaliser et de goûter
le sens profond et l'objectif de la vie humaine.
Désirez-vous également nager dans cet océan de félicité ?
Alors n'hésitez pas, lancez-vous ! L’eau y est si douce et
votre vie devient alors sublime !
Sankarshan Das Adhikari
Devoir de la semaine
:
Étudiez avec soin le
4ème
Verset du 4ème Chapitre de La
Bhagavad-gîta telle qu'elle est, et
sa Teneur et portée, puis répondez pas
à cette question : Quelle est le sens particulier de la
description que fait Krishna de la réalité ?