La leçon de cette semaine fut écrite le 7 février 2007, lors
de mon vol vers Tampa, en Floride, où je me rendais pour
une série de conférences sur la science ultime de la
réalisation de soi.
Dès que la finalité de l'existence humaine est oubliée,
aussitôt l'ordre social naturel commence à se désintégrer.
Et cette situation empire jusqu'au point où il ne reste
pratiquement plus rien de la civilisation humaine. C'est
pourquoi ceux qui possèdent à la fois la connaissance
spirituelle et la compassion, n'hésitent pas à dédier
pleinement leurs existences afin de mettre fin au chaos. Et
cela sans aucune considération pour les risques qu'ils
prennent, ni l'inconfort qu'ils endurent parfois pour
propager largement la science ultime de la réalisation de
soi tout autour du monde. Il s'agit là d'une tâche souvent
ingrate, car ces instructeurs, dédiés à la propagation de la
plus haute connaissance, sont souvent critiqués et mis à
mal. Certains y perdent même la vie. Néanmoins, en raison de
leur bonté illimitée, ces grandes âmes ne ménagent aucun
effort pour diffuser toujours plus largement ce savoir
suprême, au bénéfice de la société humaine, ignorante et
égarée.
Sans la vraie connaissance du soi, toutes les avancées
technologiques de notre société moderne ne sont rien de plus
que des accommodations de plus en plus sophistiquées pour
décorer … des cadavres ! Un cadavre est inutile, même s'il
peut encore brièvement être l'objet de l'affection des
parents et des amis de l'âme récemment disparue. En Inde,
tout du moins, ce corps matériel n'a pas grande importance
et dès que l'âme l’a quitté, il est aussitôt mis sur un
bûcher pour être incinéré. Dans les pays occidentaux,
au contraire, on fait beaucoup d'efforts pour tenter de
présenter, aux yeux de tous, le cadavre sous son meilleur
jour ; ensuite celui-ci est mis en terre, souvent dans un
cercueil très onéreux. Ces cimetières occupent ainsi de
vastes étendues de bonne terre, même dans les grandes villes
où il n'y a pas suffisamment d'espace pour loger
correctement tous ceux qui eux … sont encore en vie !
Tant que la majorité des gens resteront endormis et ne
réaliseront pas la véritable nature spirituelle du soi - à
savoir leur statut de serviteurs éternels de Dieu - il ne
pourra pas y avoir de paix et de prospérité durables au sein
de la société humaine. Au contraire, ils connaîtront
toujours des conditions chaotiques, que ce soit sous la
forme des maladies contagieuses, de chaleur excessive et de
sécheresse, d'inondations, de vagues de froid démesurées,
des guerre, du terrorisme, des crimes de sang, etc. ! Et, en
dépit des promesses mirobolantes des hommes politiques,
lorsqu'ils se présentent devant les électeurs pour obtenir
leurs suffrages, ils ne seront pas en mesure d'apporter des
solutions adéquates aux problèmes qui sapent la vitalité de
leurs concitoyens et les privent de tout bonheur véritable.
Et parce qu'ils n'ont pas été guidés correctement pour
utiliser à bon escient cette forme humaine de vie, tous ces
insensés courent le risque de se voir contraints de
redescendre au sein des espèces animales dans leur vie
suivante, sous l'effet des lois rigides du karma.
Bien que je sois sans nul doute dénué de qualification dans
bien des domaines, parce que c'est là l'ordre de mon maître
spirituel, j'essaie de faire ce qui est en mon pouvoir pour
améliorer la situation du monde. Bien sûr, seul, je ne peux
pas beaucoup. Mais si nous travaillons tous ensemble dans un
esprit d'équipe et de pleine coopération, alors il n'y a
aucune limite à ce que nous pourrons accomplir pour hâter la
fin de ce déplorable chaos. Aussi mettons-nous en route,
tous ensemble, et sans tarder, vers cet objectif sublime.
Sankarshan Das Adhikari
Devoir de la semaine
:
Étudiez avec attention le
Verset 40
du 3èmeChapitre de La Bhagavad-gîta Telle
Qu'elle Est, et sa Teneur et
Portée, et répondez à cette question : Pourquoi
devons-nous nous situer au-delà du corps, du mental et de
l'intelligence pour espérer être libéré de toute confusion ?