Nous ne pouvons pas vraiment
jouir de ce monde matériel, malgré toute l'énergie et
l'imagination que nous pouvons déployer à cet effet ! Tôt ou
tard nous finirons par sombrer dans l'ennui et le
découragement le plus total. Bien qu'il semble, parfois, que
nous goûtions au plaisir, ce n'est en fait qu'une ruse de
maya, l'énergie illusoire, afin de nous maintenir
perpétuellement englués dans le cycle des morts et des
renaissances. C'est pourquoi ceux qui sont sages n'essaient
pas, à tout prix, d'extraire du plaisir en ce lieu, où il
n'existe pas vraiment, mais consacrent plutôt leur temps et
leur énergie à des activités qui leur procurent un véritable
bénéfice, comme le conseille le verset suivant du Srimad
Bhagavatam (Premier Chant, chapitre 5, verset 18)
tasyaiva hetoh prayateta
kovido
na labhyate yad bhramatam upary adhah
tal labhyate duhkhavad anyatah sukham
kalena sarvatra gabhira-ramhasa
« L'homme
d'intelligence réelle, aux facultés pensantes développées,
n'aura d'autre souci que d'atteindre le but souverain, qu'on
ne trouve pas en ce monde, dût-on parcourir l'univers tout
entier, de la planète la plus élevée [Brahmaloka] à la plus
basse [Pâtãla]. Car, pour ce qui est du bonheur propre à la
satisfaction des sens, il s'obtient de lui-même en temps et
lieu, tout comme le malheur, sans même que nous l'ayons
désiré. »
Pourtant il existe bel
et bien un lieu où nous attendent d'inconcevables bénéfices,
véritablement dignes de notre temps et de notre énergie. Ce
lieu est la plate-forme spirituelle. Comment
pouvons-nous la percevoir ? Comment pouvons-nous entrer en
contact avec cette dimension-là ? Et comment pouvons-nous y
vivre ? Voilà des questions qui méritent que nous nous les
posions, maintenant que nous avons atteint cette rare
existence humaine. Si nous ne le faisons pas et que nous
consacrons tout notre temps à courir après l'argent et le
plaisir sexuel, alors où en sommes-nous de notre évolution ?
Tout simplement encore à nous complaire dans une mentalité
animale ! Certes, un certain nombre de personnes
n'hésiteront pas à argumenter en disant : « Et alors, qu'y
a-t-il de mal à cela ? J'aime beaucoup être un animal ! »
Mais il y a une énorme différence de statut entre la vie
humaine et la vie animale.
Au-delà de son côté apparemment sympathique, la vie
animale implique, en réalité, une existence où l'on est
forcé de subir - sans le moindre recours, ni issue autre que
la mort - toutes les douleurs de l'existence matérielle ;
alors que la vie humaine offre l'opportunité de se libérer
pour toujours des nombreuses souffrances de ce monde et
d'atteindre enfin une existence éternelle, toute de
connaissance et de félicité !
Il y a donc un choix incontournable et refuser de le faire
signifie en réalité demeurer coincé dans la position
imparfaite, celle du cycle des morts et des renaissances !
Ne sommes-nous pas encore prêts à renoncer aux
tressaillements fugaces du plaisir matériel pour pouvoir
goûter au bonheur ultime ? Ou préférons-nous, au contraire,
rester dans cette condition embarrassante et être obligés de
souffrir, vie après vie, juste afin de pouvoir continuer à
goûter, une fois de temps en temps, aux rares jouissances,
superficielles et temporaires de ce niveau inférieur
d'existence ?
Sankarshan Das Adhikari
Devoir de la semaine
:
Étudiez
attentivement le
Verset 31
du 3èmeChapitre de La Bhagavad-gîta telle
qu'elle est et sa Teneur et
portée, avant de répondre à cette question :
Pourquoi est-il essentiel d'avoir une foi solide dans les
instructions de Krishna ?