À la longue, il y a peu de choses qui soient
plus pénibles à supporter que de vivre dans l'incertitude
Cependant, au lieu de rechercher l'essence des choses, la
tendance actuelle est de tout niveler, de tout relativiser.
D’ailleurs il est facile de constater qu’une hostilité
croissante se développe à l'égard des concepts qui se disent
« absolus ». Aujourd'hui, tout doit être relatif ! Beaucoup de gens prétendent
d'ailleurs qu'il n’existe aucun critère pour pouvoir définir
sans équivoque ce qui est bien, et ce qui est mal, ce qui
est vrai, et ce qui ne l'est pas. Les tenants de cette
philosophie enseignent qu'à partir du moment où vous
considérez une chose comme étant vraie et juste, alors elle
devient vraie et juste pour vous, et personne ne peut
argumenter sur ce point. Et ce qui vaut pour vous, vaut
également pour tous les autres ; ainsi, chacun se fait sa
petite vérité « sur mesure » ! Certains acceptent quand même
de mettre une limite à ce principe, et ils rajoutent : «
aussi longtemps que vous ne blessez personne ». Mais là
encore la signification du concept « ne pas blesser autrui
» est très relative et fort différente d'une personne à
l'autre. La notion de non-violence, par
exemple, n'est pas du tout identique pour un militant
anti-avortement que pour quelqu'un qui est, au contraire,
favorable à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) !
Et on peut même rencontrer des gens très actifs dans la
lutte contre la maltraitance des animaux qui n’ont aucun
état d'âme à continuer à manger de la viande ! Comme si
celle-ci n'était pas la chair d'un animal, mis à mort pour
satisfaire leur plaisir alimentaire !
L'un des problèmes majeurs qui
découle de cette absence de critères communs est que lorsque
« ma vérité » entre en conflit avec « votre vérité » (ce qui
arrive très souvent !) nous sommes alors dans une situation
particulièrement difficile. Car comment établir avec
certitude qui a raison sans un modèle de référence ? Et
c'est ainsi que des tensions et des bagarres se font jour
entre membres d’une même famille, entre voisins,
communautés, et même entre nations ! Tout cela parce que les
hommes ne s'accordent pas autour d'un modèle universel qui
définit ce qui est bien ou mal, ce qui est vérité et ce qui
est mensonge.
Et lorsque certaines personnes
tentent d'imposer aux autres leurs propres cocktails de
vérités relatives, en prétendant que celles-ci sont
absolues, cela ne résout en rien le problème. En cet âge de
Kali, époque où abondent querelles et hypocrisie, ces
tentatives de domination idéologiques sont un phénomène très
courant. Ceux qui disposent du pouvoir politique ou
économique mettent en avant leurs propres théories, leurs « ismes »
particuliers, clamant vouloir créer la société idéale,
instaurer le modèle parfait ! Et ils font tout ce qui est en
leur pouvoir, usant de pressions économiques ou politiques,
et recourant s'il le faut à la force, pour imposer leur
point de vue. Mais tout cela est artificiel et, par
conséquent, ne peut pas perdurer bien longtemps.
Par conséquent, si nous
voulons que nos vies reposent sur des bases solides et
incontestables et nous préserver des interprétations
abusives, nous devons écouter directement ce que Dieu nous
dit au sujet de la Vérité Absolue. C’est d'ailleurs pour
nous faire don de cette connaissance suprême que le
Seigneur, par l'effet de sa propre miséricorde, se manifesta
en personne sur le plan matériel il y a un peu plus de 5000
ans. Il expliqua alors clairement et en détail ce qu'est la
Vérité Absolue à Arjuna, Son disciple et ami bien-aimé. Ce
dernier après avoir entendu le Seigneur, Sri Krishna, lui
révéler ainsi ce savoir, le plus confidentiel de tous,
s'exprima en ces termes :
param brahma
param dhama
pavitram paramam bhavan
purusam sasvatam divyam
adi-devam ajam vibhum
« Tu es le Brahman
Suprême, l'ultime demeure, le purificateur souverain, la
Vérité Absolue et l'éternelle Personne Divine. Tu es Dieu,
l’être primordial, original et absolu.» Bhagavad-gîta
chapitre X - verset 12
Si les hommes se décidaient à
suivre le magnifique exemple d'Arjuna, alors, sur toute la
terre, nous connaîtrions enfin une paix parfaite et le
bonheur pour tous. Pour atteindre cet objectif il n'est pas
nécessaire de changer de religion, car en réalité la
religion est une, et n'a qu'une seule finalité : aimer
Dieu. Que vous l'invoquez en l’appelant Krishna, Christ,
Allah ou encore Jéhovah n'est pas ce qui importe. Et tous
ceux qui acceptent d’abandonner les activités pécheresses
que sont : la consommation de chair animale, les relations
sexuelles immorales, l'intoxication et les jeux de hasard et
qui, à la place, engageront tout leur être dans le chant des
Saints Noms du Seigneur, atteindront rapidement le bonheur
suprême du pur amour pour Dieu.
Sankarshan Das Adhikari
Devoir de la semaine
:
Étudies le
verset 16
du Deuxième Chapitre de « la Bhagavad-gîta telle qu'elle
est » ainsi que sa « Teneur et portée ». Dis-nous
pourquoi le corps matériel y est décrit comme étant « non
existant ».